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ExoMars : Arrivée du module Schiaparelli sur Mars le 19 octobre !

Dernière mise à jour : 17 mars 2021

Les missions martiennes nous montrent de nombreux indices de traces potentielles de vie.


Vue d'artiste représentant l'orbiteur TGO et la sonde Schiaparelli à proximité de Mars

Le « TP4 – Mars, une planète habitable » et « TP5 – De la matière organique sur Mars ? » ne pourraient mieux se poursuivre : l’ESA (European Spatial Agency) devrait poser un module sur la planète rouge le 19 octobre 2016. Le module Schiaparelli sera largué par un « orbiteur » appelé TGO et faisant partie de la mission ExoMars. La descente devrait être mouvementé et sera considéré comme « 6 minutes de terreur » par les ingénieurs de l’ESA, en effet, la chute du module se fera à 21 000 km/h ! Les trajectoires sont calculées au millimètre mais toute perturbation atmosphérique pourrait transformer la descente en cauchemar.


A quoi vont servir ces modules ? Ils vont détecter de minimes quantité de méthane (CH4). Ce gaz est un gaz à effet de serre mais ce n’est pas pour cette raison qu’il intéresse les scientifiques. Ce gaz provient de 2 sources : soit les volcans, soit d’origine biologique par des bactéries méthanogènes (formant du méthane). Ainsi, la découverte de méthane d’origine géologique (point chaud en sous-sol en présence d’eau et de CO2) permettrait d’envisager que des volcans puissent réchauffer des poches d’eau du sol et permettre l’existence de formes de vie similaires à celles des fumeurs noires. D’autre part, un méthane d’origine biologique constituerait un indice supplémentaire de la présence actuelle ou passée de formes de vie sur la planète. Affaire à suivre !

Les détails de la mission ExoMars

Finalement, le dénouement pour Schiaparelli n’a pas été celui escompté : le module s’est malheureusement écrasé. Sur une dizaine de missions réalisés par les Américains, les Russes, les Japonais et Européens, seuls les américains ont réussi à poser leur robots sur Mars (2 fois sur 6 …) ce qui prouve que cela reste un défi technique important. Dans le cas de Schiaparelli, un bug informatique aurait induit une erreur d’estimation de l’altitude. Ainsi, le bouclier thermique et le parachute ont été largués bien avant le moment prévu. Les rétrofusées n’ont fonctionné que 3 secondes (au lieu de 30). L’ensemble de ces manœuvres ayant raté, le module s’est écrasé à près de 300 km/h sur la surface de Mars. Malgré tout, la mission reste globalement un succès car le satellite principal (TGO) s’est mis en orbite et pourra effectuer correctement sa mission qui consiste à identifier les infimes quantité de méthane (CH4) qui pourrait provenir de bactéries méthanogènes (formant du méthane) et qui seraient un indice supplémentaire de la présence de vie sur Mars.

Toujours dans la continuité de nos TP et d’une potentielle existence de vie sur Mars, des articles récents rappellent les résultats controversés des missions Viking 1 et 2. Le 19 juin et le 3 septembre 1976, les sondes américaines Viking 1 et 2 se posent sur Mars et vont réaliser 4 tests consistant à mélanger un peu de sol martien avec un liquide nutritif. Sur les 4 tests de chaque sonde, 1 test a permis d’identifier une production de CO2. Ce gaz aurait pu être produit par des réactions du métabolisme d’une forme de vie martienne (et pourrait correspondre à de la respiration cellulaire, tout à fait semblable à celle réalisée par les cellules sur Terre). Sachant que seul 1 test était positif et étant donné le contexte de l’époque (personne ne pensait une forme de vie possible sur Mars), l’étude a conclu que ces 2 tests positifs étaient des artefacts. Pourtant, les scientifiques qui ont mené cette étude ont décidé de remettre leur travaux en lumière afin de motiver les futures expéditions martiennes. En effet, les gouvernements américain et chinois semblent de plus en plus intéressés pour envoyer des humains sur Mars, ce qui pourrait contaminer la planète et provoquer la destruction de cette vie martienne inconnue. Ce serait une perte majeure pour nos connaissances scientifiques et ce serait ‘encore’ une destruction d’espèce provoquée par l’Homme.

A la lumière de toutes ces données, il est évident que les futures missions sur Mars auront pour objectif d’identifier la présence de vie martienne, notamment dans le sous-sol grâce à une foreuse, combinée à des études physico-chimiques et métaboliques. Ces missions américaines, européennes et chinoises ne devraient pas débuter avec 2020.

Sources : - http://www.lecosmographe.com/blog/video-arrivee-exomars-2016/#.WACZgvmLS70 - http://www.lexpress.fr/actualite/sciences/video-exomars-la-sonde-europeenne-schiaparelli-atterrit-sur-mars-la-semaine-prochaine_1839593.html - http://www.challenges.fr/economie/un-atterrisseur-europeen-entame-une-descente-de-3-jours-vers-mars_433322 - http://www.20minutes.fr/sciences/1950755-20161027-exomars-crash-schiaparelli-cause-bug-informatique - http://www.20minutes.fr/sciences/1895735-20160721-mars-2020-successeur-curiosity-cours-elaboration - http://www.20minutes.fr/sciences/1895735-20160721-mars-2020-successeur-curiosity-cours-elaboration - https://fr.wikipedia.org/wiki/Exploration_de_Mars - http://www.huffingtonpost.fr/2016/10/27/et-si-viking-avait-decouvert-la-vie-sur-mars-il-y-a-40-ans-mais/

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